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Une nouvelle espèce fossile de koala vieille de 20 millions d'années

Une dix-huitième espèce de koala fossile est venue s’ajouter à la liste de celles déjà connues : Litokoala dicksmithi. L'animal a été baptisé en l'honneur du militant politique, philanthrope et mécène australien Dick Smith, "pour son soutien financier (…) à la science australienne, en particulier à la recherche de fossiles à Riversleigh (…), dans le nord-ouest du Queensland", comme l’explique le Dr Karen Black, de l'Université des Nouvelles-Galles du Sud, auteur principal de l’étude. C’est sur ce site qu’a été mis au jour le nouveau fossile.D’une taille environ 3 fois inférieure à celle du koala actuel, cet ‘ancêtre’ devait peser de 3 à 4 kg. "La découverte de Litokoala dicksmithi est particulièrement importante, car c’est l'une des deux seules espèces de koala fossiles connues à partir de matériel [paléontologique] préservant la région de la face, y compris le museau. L’autre de ces espèces, appelée Nimiokoala greystanesi, également découverte à Riversleigh, avait un crâne ressemblant beaucoup à celui d’un opossum", explique le Dr Black.

le 02.06.2013 à 15 h 03

Népal: inquiétudes sur l’alpinisme de masse sur l’Everest

Doje Khagri est revenu le 28 mai du toit du monde. Ce sherpa népalais de 46 ans a gravi l'Everest pour la 9e fois de sa vie. Un parcours intense de 51 jours de marche dans des conditions de plus en plus extrêmes : « En 2005, je me souviens qu'il y avait beaucoup de neige entre le 1er et le 2e camp de base. Aujourd'hui, tout a fondu, et il ne reste que des roches. C'est dangereux car il y a beaucoup d'éboulements qui emportent des marcheurs. Le climat est également devenu instable. Pendant cette ascension, la température a ainsi chuté d'un coup et des vents glacés nous ont frappé. C'était comme un courant d'électricité qui nous traversait ». Ces nouveaux dangers ne semblent pas effrayer les candidats à cette ascension mythique, dont le nombre a été multiplié par six en dix ans. Une croissance qui inquiète pourtant même ceux qui en bénéficient, comme Iswari Paudel, qui tient l'agence de treks Himalayan Guides. « Le nombre de déchets laissés dans la montagne est alarmant, explique-t-il, et il faut mener des campagnes de sensibilisation, ou même réduire le nombre de personnes qui montent. Car nous sommes en train de changer le visage de cette montagne ».

le 30.05.2013 à 02 h 32

Douze nouveaux volcans identifiés et cartographiés en Alaska

Cachés à l’abri des côtes et enveloppés par les forêts luxuriantes du Sud-Est de l’Alaska, une douzaine de volcans semblent avoir échappé à la vigilance des scientifiques. Il aura fallu pas moins de trois ans d’études acharnées pour les déceler et reclasser ainsi 25 cratères et coulées de laves identifiés auparavant sur des îles et des fjords. Les travaux de recherche ont été coordonnés par une équipe de chercheurs de Institut d'études géologiques des Etats-Unis et du Service des forêts des Etats-Unis. De manière générale, le Sud-Est de l’Alaska s’apparente à une bande côtière particulièrement étroite qui se poursuit jusqu’au territoire canadien. Les volcans retrouvés dans cette région sont minuscules comparés aux statovolcans situés au niveau de la chaine aléoutienne, à l’Ouest du territoire. Ils représentent par ailleurs une classe complètement à part, selon les géologues. Une caractéristique chimique identifiée par les scientifiques dans la lave permet toutefois de les relier à un massif volcanique situé au Canada. Cette découverte devrait ainsi aider les chercheurs à retracer l’histoire géologique du Sud-Est de l’Alaska au cours du dernier million d’années. Le projet, lancé en 2009, a consisté dans un premier temps à effectuer des tests géologiques sur les roches des petits volcans de la région. Les résultats ont ensuite été comparés avec les analyses réalisées 70 kilomètres plus au nord, sur le mont Edgecumbe, un des plus grands cratères de la zone.Là où le problème se pose, c’est que si les deux aires volcaniques semblent s’être réveillées au même moment dans l’histoire, leur composition chimique est radicalement différente. Armés de patience et équipés de nouvelles technologies, les géologues sont alors partis à la recherches de coulées de lave provenant de cette classe à peine découverte. Au terme de longues randonnées pédestres et plongées sous-marines, les chercheurs ont non seulement identifié la signature chimique unique sur d’autres sites, mais sont également tombés sur de nouveaux volcans encore non cartographiés. Les données récoltées sur les différentes strates volcaniques s’apparentent à celles des volcans voisins situés au Canada, comme par exemple le Mont Eziza, dont la dernière éruption remonte à environ 10.000 ans.

le 28.05.2013 à 22 h 40