Jérome Mesnager

Introduction

Jérôme Mesnager reçoit dans son atelier couleur bleu ciel à Montreuil. Il est en pleine composition d’une peinture grand format, une reprise du Radeau de La Méduse de Théodore Géricault, peinte sur des planches de bois claires qui semblent directement évoquer la légendaire embarcation. Comme toujours, son travail met en scène son fameux personnage du Corps blanc, réalisé pour la première fois au début de l’année 1983 à l’occasion d’une journée dans un lieu désaffecté organisée par le collectif Zig-Zag. Ce Corps blanc élancé, « symbole de lumière, de force et de paix » pour reprendre les mots de son créateur, court depuis plus de 30 ans sur les murs de Paris. Ici, on retrouve dans son geste élancé celui du marin de Géricault épris de liberté tentant une ultime fois un appel au large. Son atelier évoque l’atmosphère d’une tranche de vie parisienne coupée quelque part au milieu des années 80 pour déboucher au tournant du millénaire. On entend du Renaud, ainsi qu’un peu plus loin les premiers albums de La rue Kétanou. Une bouteille de sirop d’orgeat est posée sur la table. Les traces de plusieurs artistes sont présentes sur les murs. C’est de là que vient le bonhomme blanc de Jérôme Mesnager : de l’enthousiasme créatif des années 80, des collectifs d’artistes travaillant de concert, et d’un goût jamais tari pour la liberté. C’est avec cette spontanéité que l’artiste accueille ceux qui viennent à sa rencontre aujourd’hui

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Codex Urbanus

Introduction

Codex Urbanus est un street-artist particulier: là où la majorité des artistes de rue recherche le bon motif, celui qui sera reconnu au premier coup d’oeil par le regard des passants, lui a entrepris un projet bien plus important. Nuit après nuit, il trace les contours d’un bestiaire fantastique d’animaux chimériques sur les murs de béton. Codex Urbanus, c’est d’abord le nom d’un projet devenu celui de l’artiste qui lui donne vie. C’est ensuite le goût pour cette forme de récit manuscrit mystérieuse, à mi-chemin entre l’alchimie et la classification des espèces. C’est enfin la volonté, chaque fois répétée, de dessiner dans la rue, le plus naturellement du monde, un univers qui bien qu’imaginaire, se veut résolument urbain, pour la ville et dans la ville.

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TATOUAGE POLYNÉSIEN

LES ORIGINES

Le mot « tatouage » trouve sa source dans les îles polynésiennes en Océanie. À Tahiti, le mot « tatau » signifie frapper. Ce mot dérive lui-même d’une expression polynésienne : « TA-ATUA » étant la combinaison de TA signifiant dessin inscrit dans la peau et ATUA qui signifie esprit. En France, le mot « tatouage » s’immisce dans le langage courant à partir de 1769. En 1858, il est francisé et apparaît dans le dictionnaire.

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